Chantier Evaluation
Outils et méthodologies
La cartographie
C’est une méthode visuelle qui permet de représenter les différents acteurs, initiatives et projets d'un territoire. Cette méthode est utile pour mieux comprendre les enjeux d'un territoire donné dans sa dynamique de transitions et pour identifier les opportunités de coopération et de partenariat. C'est un travail intéressant qui permet également de mettre une place une évaluation de ce qui est fait, voire de mettre en place des systèmes de logigrammes formalisant les liens entre activités (comme cela à pu être fait dans la CTE TILT avec l'aide de Quadrant Conseil sur l'évaluation qui été menée en 2020)- Bien identifier et qualifier le système d’acteur.rices à travers la mise en place de débats collectifs et le renforcement de l’interconnaissance.
- Utile pour définir les objectifs que l’on cherche à atteindre.
- Permet d’identifier ceux qui agissent sur le territoire et/ou qui peuvent exprimer un avis au sujet de la question traitée, notamment afin de décider qui va être invité à participer au processus de dialogue et à quel niveau d’implication → favoriser la coordination
- Permet de mieux comprendre les enjeux et contraintes de chacun.e
- Permet la création d’un temps de réflexion collectif
Favoriser la coopération : La mise en cartographie favorise la coopération en identifiant les opportunités de partenariat entre les acteurs impliqués. Elle permet de visualiser les synergies potentielles entre les initiatives, encourageant ainsi la coopération entre les entreprises, les organisations et les communautés locales.
Accroître la visibilité des initiatives et des acteurs : La cartographie met en lumière la diversité et l'importance des acteurs engagés dans la démarche de nouveaux modèles économiques. En rendant visible les initiatives innovantes, elle sensibilise les citoyens, les décideurs et les entreprises aux avantages de l'économie de la fonctionnalité. Cette visibilité accélère l'adoption de pratiques économiques plus durables et encourage l'implication active des parties prenantes.
Avantages : permet d'avoir une liste d’acteurs ressource complète et précise, permet d’étoffer son réseau et faire de nouvelles rencontres
Inconvénients : chronophage, besoin de mise à jour régulière et de contributeurs. Besoin de se retrouver en présentiel ?
Accroître la visibilité des initiatives et des acteurs : La cartographie met en lumière la diversité et l'importance des acteurs engagés dans la démarche de nouveaux modèles économiques. En rendant visible les initiatives innovantes, elle sensibilise les citoyens, les décideurs et les entreprises aux avantages de l'économie de la fonctionnalité. Cette visibilité accélère l'adoption de pratiques économiques plus durables et encourage l'implication active des parties prenantes.
Avantages : permet d'avoir une liste d’acteurs ressource complète et précise, permet d’étoffer son réseau et faire de nouvelles rencontres
Inconvénients : chronophage, besoin de mise à jour régulière et de contributeurs. Besoin de se retrouver en présentiel ?
Préparer la séance
Que souhaite-t-on faire ?
Pendant la séance
Après la séance : Rechercher les coordonnées de tous les acteurs dont elles sont inconnues (nom, catégorie, domaine d’activité , mail et tel, type de relation, mots clés, sujet d’intérêt ..)
- On peut faire la séance en 1 fois mais aussi en continu sur des outils numériques partagés (mind map ou carte heuristique)
- Lister les personnes conviées : l’idéal est d’avoir des profils variés afin d’avoir la cartographie la plus riche possible. On réalise ainsi un inventaire des acteurs pouvants être concernés à l’aide nos propres connaissances et les qualifie selon des critères choisis :
- leur pouvoir et/ou leur légitimité à intervenir (pouvoir de décision, pouvoir d’action, pouvoir de blocage, usage du territoire concerné, possession de connaissances scientifiques ou empiriques, etc.) ainsi que leur propre demande de participation.
- leurs rapports avec le sujet traité (appui, opposition, etc.) et leurs relations entre eux (coopération, opposition, dépendance, absence de relation…). Le tableau des acteurs (voir plus loin) peut résumer ces éléments.
Que souhaite-t-on faire ?
- identifier les forces en présence
- Animer son réseau d'acteur.ices
- Mieux comprendre le "qui fait quoi"
- Voit qui sont ses allié.es et ses détracteur.ices pour agir en conséquence
- Mettre en place une stratégie de mobilisation ciblée
- Communiquer auprès d'acteur.ices plus éloignée.es
Pendant la séance
- Lister les grandes catégories d’acteurs potentiellement concernés
- Lister les critères afin de prioriser : intérêt pour la démarche, taille de la communauté, niveau de confiance, facilité de contact, acteurs déjà contributeur, pertinence… etc
- Lister les acteurs qui étaient déjà connus, et les nouveaux (“découverts”)
- Mettre au clair le type de relation [voir grille de Mitchell plus bas]
- Imaginer la meilleure manière de contacter ces nouveaux acteurs (type de discours, posture, outil privilégié : mail, courrier, appel, physique, réseaux sociaux…)
Après la séance : Rechercher les coordonnées de tous les acteurs dont elles sont inconnues (nom, catégorie, domaine d’activité , mail et tel, type de relation, mots clés, sujet d’intérêt ..)
Les livrables d'une mise en cartographie dépendent des objectifs spécifiques de chaque projet. Voici quelques exemples de livrables courants :
- 1. Carte interactive : Une carte interactive est un outil visuel en ligne qui permet de visualiser les acteurs de l'ESS sur un territoire donné. Les utilisateurs peuvent cliquer sur les symboles pour obtenir des informations détaillées sur chaque acteur, initiative ou projet.
- 2. Rapport de synthèse : Un rapport de synthèse est un document qui résume les résultats de la mise en cartographie, en mettant en évidence les principaux acteurs, initiatives et projets identifiés. Ce rapport peut inclure des recommandations pour renforcer la dynamique de l'ESS sur le territoire.
- 3. Base de données : Une base de données est une collection d'informations sur les acteurs, initiatives et projets de l'ESS sur le territoire. Cette base de données peut être utilisée pour des analyses ultérieures ou pour mettre à jour la carte interactive.
- 4. Infographie : Une infographie est un support visuel qui résume les principaux résultats de la mise en cartographie. Elle peut être utilisée pour communiquer facilement les résultats de la mise en cartographie à un public plus large.
- 5. Ateliers de travail collaboratifs : Les ateliers de travail collaboratifs sont des réunions de travail qui réunissent les acteurs du le territoire pour discuter des résultats de la mise en cartographie et explorer les opportunités de coopérations. Ces ateliers peuvent aider à renforcer la dynamique d’écosystème sur le territoire en favorisant la coordination et la coopération.
C’est une méthode utilisée en psychologie pour évaluer les relations interpersonnelles. Elle a été développée par le psychologue américain Willard Mitchell dans les années 1970.
La grille de Mitchell consiste en une grille de neuf cases, chacune représentant un type d'interaction sociale différent. Les neuf cases sont les suivantes : "acceptation", "rejet", "négligence", "attention", "approbation", "désapprobation", "complaisance", "hostilité" et "indifférence". Les participants à l'évaluation sont invités à noter le niveau d'interaction qu'ils perçoivent dans chaque type d'interaction sociale, pour une personne donnée.
La grille de Mitchell a été largement utilisée en psychologie pour évaluer les relations interpersonnelles dans divers contextes, y compris dans les milieux professionnels, scolaires et familiaux. Elle a également été utilisée pour étudier les relations interculturelles.
Voici comment vous pouvez utiliser la grille de Mitchell pour créer une cartographie :
En résumé, la grille de Mitchell peut être un outil utile pour créer une cartographie des parties prenantes en identifiant les différents types d'interaction sociale qu'elles ont avec votre organisation ou votre projet. Cela peut aider à mieux comprendre les relations entre votre organisation ou projet et les parties prenantes, et à orienter les efforts pour améliorer ces relations.
On ne veut pas obligatoirement représenter que les personnes impliquées dans le projet. On veut représenter les relations de ces acteurs avec le sujet (ou le projet) en distinguant par exemple opposition, neutralité et adhésion. On peut aussi préférer de faire figurer l’existence ou l’absence de relations d’échange. Il faut noter que cette représentation est subjective (elle vise à clarifier les idées de ceux qui l’élaborent) et temporaire (les relations entre acteurs changent tout le temps).
La grille de Mitchell consiste en une grille de neuf cases, chacune représentant un type d'interaction sociale différent. Les neuf cases sont les suivantes : "acceptation", "rejet", "négligence", "attention", "approbation", "désapprobation", "complaisance", "hostilité" et "indifférence". Les participants à l'évaluation sont invités à noter le niveau d'interaction qu'ils perçoivent dans chaque type d'interaction sociale, pour une personne donnée.
La grille de Mitchell a été largement utilisée en psychologie pour évaluer les relations interpersonnelles dans divers contextes, y compris dans les milieux professionnels, scolaires et familiaux. Elle a également été utilisée pour étudier les relations interculturelles.
Voici comment vous pouvez utiliser la grille de Mitchell pour créer une cartographie :
- 1. Identifiez les parties prenantes : commencez par identifier les parties prenantes qui sont impliquées dans votre organisation ou votre projet. Cela peut inclure des employés, des clients, des fournisseurs, des partenaires, des investisseurs, des organismes gouvernementaux, des groupes communautaires, etc.
- 2. Déterminez le type d'interaction : pour chaque partie prenante identifiée, déterminez le type d'interaction qu'elle a avec votre organisation ou votre projet. Utilisez la grille de Mitchell pour identifier le type d'interaction qui convient le mieux à chaque partie prenante. Par exemple, une partie prenante pourrait être considérée comme ayant une interaction de "complaisance" si elle ne s'oppose pas à votre organisation ou projet, mais n'y apporte pas non plus de soutien actif.
- 3. Cartographiez les parties prenantes : une fois que vous avez identifié les différents types d'interaction pour chaque partie prenante, vous pouvez créer une cartographie en utilisant la grille de Mitchell. Placez chaque partie prenante dans la case correspondante sur la grille en fonction du type d'interaction identifié.
- 4. Analysez la cartographie : analysez la cartographie pour identifier les tendances et les modèles dans les interactions sociales des parties prenantes. Vous pourriez par exemple remarquer que les parties prenantes dans la case "approbation" ont tendance à apporter plus de soutien à votre organisation ou projet que celles dans la case "négligence".
En résumé, la grille de Mitchell peut être un outil utile pour créer une cartographie des parties prenantes en identifiant les différents types d'interaction sociale qu'elles ont avec votre organisation ou votre projet. Cela peut aider à mieux comprendre les relations entre votre organisation ou projet et les parties prenantes, et à orienter les efforts pour améliorer ces relations.
On ne veut pas obligatoirement représenter que les personnes impliquées dans le projet. On veut représenter les relations de ces acteurs avec le sujet (ou le projet) en distinguant par exemple opposition, neutralité et adhésion. On peut aussi préférer de faire figurer l’existence ou l’absence de relations d’échange. Il faut noter que cette représentation est subjective (elle vise à clarifier les idées de ceux qui l’élaborent) et temporaire (les relations entre acteurs changent tout le temps).
L'outil du CERDD, la Carto-Party
La Carto-Party est une méthode participative qui utilise la cartographie numérique collaborative pour collecter des données géographiques sur un territoire spécifique. Cette approche permet aux citoyens de contribuer activement à la collecte, à l'analyse et à la représentation d'informations géospatiales, favorisant ainsi la participation citoyenne et la prise de décision locale.
Enjeu
Objectifs
Le Kit Carto-Party fait partie de la boîte à outils Voyage au centre des Transition Economiques
La coopération et la complexité
“La complexité c'est la capacité à faire du lien entre les choses et donc, c'est quelque chose qu'on doit réussir à manager. On doit réussir à prendre à bras de corps et à assumer pleinement, avec détermination, avec enthousiasme et sans se dire que la complexité c'est compliqué. Et donc, ça nous décourage parce que c'est justement à cause de ça qu'on ne résout pas les problèmes à la racine. Donc nous on est très attaché à cette idée que la coopération sera un levier des transitions, que ça permet le décloisonnement, que ça permet d'avoir des approches complexes et puis que ça permet aussi de comprendre ce qui nous entoure et ceux qui nous entourent écrit dans les deux orthographes. C'est-à-dire tous ceux qui sont autour de nous et qui peuvent d'un côté être bloquant par rapport à un projet qu'on peut avoir, mais qui peuvent aussi être des alliés qu'on ne soupçonne pas forcément et qu'on a besoin de d'embarquer dans un projet tout en comprenant ses contraintes” Alexis Montaigne CERDD sur Youtube
- Mieux comprendre les enjeux et contraintes de chacun·e
- Révéler les ressources utiles au projet et présentes sur votre territoire, y compris les plus immatérielles
- Débattre collectivement de la dynamique de construction du système d’acteur·rices
Objectifs
- Identifier les parties prenantes de son projet pour mieux décloisonner : lorsque l'on s'engage dans une trajectoire d’EFC, on cherche à mener des projets qui soient en capacité de prendre en charge plusieurs enjeux simultanément, c'est ce qu'on appelle l'approche systémique. Se placer dans cette posture systémique demande alors d'aller plus loin en élargissant le périmètre d'acteur et d'actrices concernées et de penser aussi à ceux et celles qui sont plus indirectement impliqués ou paraissent a priori plus éloignés.
- Révéler et valoriser toutes les ressources de son système d'acteurs et d'actrices : notamment en qualifiant le ou les rôles et les ressources qui sont utiles ou mobilisables chez chacun d'entre eux ou d'entre elles. Tout cela permet de nourrir et de renforcer l'interconnaissance de faire se reconnaître les acteurs et actrices entre eux et elle et donc développer la confiance et la qualité des relations
- Débattre des différences de point de vue : l'une des plus-values de l'exercice réside dans le processus de réflexion collective et de confrontation des idées qu'il permet d'engager
Le Kit Carto-Party fait partie de la boîte à outils Voyage au centre des Transition Economiques
- Kit visée 360 : projets vis à vis des 17 ODD
- Kit mise en récits en partenariat avec la Fabrique des Transitions
La coopération et la complexité
“La complexité c'est la capacité à faire du lien entre les choses et donc, c'est quelque chose qu'on doit réussir à manager. On doit réussir à prendre à bras de corps et à assumer pleinement, avec détermination, avec enthousiasme et sans se dire que la complexité c'est compliqué. Et donc, ça nous décourage parce que c'est justement à cause de ça qu'on ne résout pas les problèmes à la racine. Donc nous on est très attaché à cette idée que la coopération sera un levier des transitions, que ça permet le décloisonnement, que ça permet d'avoir des approches complexes et puis que ça permet aussi de comprendre ce qui nous entoure et ceux qui nous entourent écrit dans les deux orthographes. C'est-à-dire tous ceux qui sont autour de nous et qui peuvent d'un côté être bloquant par rapport à un projet qu'on peut avoir, mais qui peuvent aussi être des alliés qu'on ne soupçonne pas forcément et qu'on a besoin de d'embarquer dans un projet tout en comprenant ses contraintes” Alexis Montaigne CERDD sur Youtube
Modalités
Les étapes
- Une demie-journée (2h30min) à une journée
- Idéalement un projet en émergence
- Un groupe d'interne de 10 personnes ou groupe élargi d’une 20aine et 30aine de personnes
Les étapes
- 1. Constituer des sous-groupes
- 2. Commencer la Carto-Party
- 3. Une première synthèse des débats (“lui ne réponds jamais aux mails” “oui mais il a des difficultés en RH, ca va passer”)
- 4. Fusion des cartographies
- 5. On se met en action
Avant
Définir l'objectif- Identifier le sujet de la Carto-Party (environnement, urbanisme, mobilité, etc.).
- Définir les questions spécifiques que la Carto-Party cherche à résoudre (Identifier les forces en présence ? Animer son réseau d’acteur.rices ? Mieux comprendre le “qui fait quoi” ? Voir qui sont ses allié.es et ses détracteur.rices pour agir en conséquence ? Mettre en place une stratégie de mobilisation ciblée ? Communiquer auprès d’acteur.rices plus éloigné.es ?)
Choisir les outils de cartographie
Sélectionner une plateforme en présentiel (idéalement le plateau de la Carto-Party) ou en ligne pour la cartographie collaborative (Google Maps, OpenStreetMap, mais aussi un simple tableau que l'on utilise sur Mural ou Miro).
Inviter les participants
- Promouvoir la Carto-Party auprès de la communauté locale via les réseaux sociaux, les affiches, les mails etc.
- Fournir des instructions claires sur la manière de participer : tout le monde n'est pas familier de la cartographie, n'hésitez pas à donner un maximum de détails sur les objectifs et les modalités de participation
Après
Analyse des données- Utiliser des outils d'analyse spatiale pour tirer des conclusions à partir des données collectées.
- Identifier les tendances, les modèles ou les problèmes spécifiques liés au sujet de la mobilisation sur le territoire
- ...
Partage des résultats
- Créer des rapports visuels tels que des cartes, des graphiques et des infographies pour présenter les résultats de la séance de cartographie
- Organiser des réunions publiques pour partager les conclusions avec la communauté et discuter des prochaines étapes.
Evaluation et rétroaction
Évaluer l'efficacité de la séance de cartographie en recueillant des rétroactions des participants et des parties prenantes.
Utiliser ces commentaires pour améliorer le processus pour les futures initiatives et pour nourrir ce wiki !
Sources
- Les cartes d’acteurs | Territoires en commun (territoires-en-commun.fr)
- Carto-Party, le kit pour révéler toutes les ressources des acteur·rices de votre territoire / Transitions économiques vers le DD / Actualités - Centre Ressource du Développement Durable (cerdd.org)
- Webinaire animé par Alexis Montaigne sur Youtube au sujet de la Carto-Party
La Mise en Récit
Récit ⇒ émotion ⇒ mise en mouvement ⇒ motivationL’approche narrative est une méthode de thérapie développée par Michael White et David Epston en Australie dans les années 1980. Elle se base sur l’idée que nous façonnons notre identité et notre réalité à travers les récits que nous élaborons et que nous communiquons avec les autres.
Le but de la mise en récit est de faire un pas de côté, et de regarder ce que nous n’avons pas l’habitude d’observer, de raconter ce qui ne l’est pas d’ordinaire, des trajectoires de vie rendues invisibles, des expériences de résilience méconnues, des rêves et des projets étouffés par les normes sociales.
L’approche narrative permet de reconnaître ce que traversent les personnes. Elle permet de mettre la lumière sur leur parcours, sur leur trajectoire et ce faisant, permet de soulager cette partie de la population souvent oubliée.
C’est une approche qui nous invite à revisiter notre passé avec un regard neuf et bienveillant, pour explorer les possibilités qui se cachent dans chaque situation, et notamment d’en tirer du positif.
C’est écrire un récit inspirant et positif qui donne espoir et qui est créateur de projets transformateurs.
C'était également une approche qui nous permet de travailler différemment, loin de la course au productivisme.
En créant des histoires sur la vie quotidienne, on peut rendre plus concrètes les idées abstraites de changement et de transition. Cela peut aider à susciter l’engagement et l’enthousiasme pour les initiatives de développement durable et de transition énergétique.
Enfin, la mise en récit permet de dessiner une trajectoire de développement pour laquelle on comprend les racines, les étapes et l’horizon que l’on vise.
🎤 “Ce qui n'est pas raconté, c'est comme si cela n'existait pas. Raconter, c'est faire exister la multitude des expériences non racontées par les personnes est un gisement de pierres précieuses.” p44 Mengelle, Catherine Le Grand Manuel des Approches Narratives
L’approche narrative permet de reconnaître ce que traversent les personnes. Elle permet de mettre la lumière sur leur parcours, sur leur trajectoire et ce faisant, permet de soulager cette partie de la population souvent oubliée.
🎤 “C’est écrire des histoire en partant du réel, qui permettent de sortir des clichés que l’on peut avoir” (APES).”
C’est une approche qui nous invite à revisiter notre passé avec un regard neuf et bienveillant, pour explorer les possibilités qui se cachent dans chaque situation, et notamment d’en tirer du positif.
🎤 “Si l'on ne veut pas se laisser dominer par les malheurs passés, nous devons chercher dans ce passé d'autres images, d'autres événements tout aussi vrais qui permettront de mettre à l'ombre les souvenirs douloureux” p51 Le Grand Manuel des Approches Narratives.
C’est écrire un récit inspirant et positif qui donne espoir et qui est créateur de projets transformateurs.
🎤 “La mise en récits des projets de transitions cherche à expérimenter une histoire collective, alternative à l'histoire néolibérale et à aller au-delà, ou à côté, de la vision catastrophiste” CERDD Repères sur la mise en récit(s) de vos projets de transitions
C'était également une approche qui nous permet de travailler différemment, loin de la course au productivisme.
🎤 “Le monde professionnel préfère les routes rapides et droites au chemin de traverse. Nos conversations narratives sont des îlots de respiration dans la course du quotidien professionnel” p56 Le Grand Manuel des Approches Narratives
En créant des histoires sur la vie quotidienne, on peut rendre plus concrètes les idées abstraites de changement et de transition. Cela peut aider à susciter l’engagement et l’enthousiasme pour les initiatives de développement durable et de transition énergétique.
Enfin, la mise en récit permet de dessiner une trajectoire de développement pour laquelle on comprend les racines, les étapes et l’horizon que l’on vise.
🎤 “Le support de la narration peut constituer un appui aux réflexions collectives menées sur l'avenir d'un territoire. En effet, imaginer et raconter la vie quotidienne des habitantes dans les décennies à venir permet de rendre palpables les nécessaires évolutions de notre société au regard des multiples enjeux de transition”. CERDD
De manière plus opérationnelle, il s’agit de raconter une histoire de manière captivante et cohérente afin d'impliquer et de convaincre l'auditoire.
Attention, ce n’est pas de la communication, elle a des enjeux précis et veut susciter des valeurs immatérielles. Mais elle a quand même pour but d’être attractive, il faut la mettre en forme en mobilisant des émotions, des faits conccrets, des chiffres, des concepts clés.
Elle a 2 objectifs :
Attention, ce n’est pas de la communication, elle a des enjeux précis et veut susciter des valeurs immatérielles. Mais elle a quand même pour but d’être attractive, il faut la mettre en forme en mobilisant des émotions, des faits conccrets, des chiffres, des concepts clés.
Elle a 2 objectifs :
- 1. Fonction de mise en mouvement : toucher l’émotion qui invite à agir. Cela en proposant une autre histoire qui mobilisen implique, et donne du sens et du partage de valeur sur les territoires.
- 2. Fonction d’évaluation : comprendre la création de valeur que l’on opère. “La mise en récits permet d’évaluer des valeurs et des ressources que l’on qualifie d’« immatérielles ». Il s’agit par exemple de la confiance, du partage de connaissances, des liens d’appartenance ou de dépendance, des compétences notamment collectives, de l’engagement, de la capacité d’agir ensemble... Combien de kilomètres ou de kilogrammes de confiance les territoires en transition développent-ils ? On ne sait pasle compter : on peut le raconter !”
Une pluralité de points de vue est nécessaire pour la mise en récit. Il faut pouvoir croiser les regards, les témoignages, les analyses, les interprétations. Il faut pouvoir situer les événements dans leur contexte historique, social, culturel. Il faut pouvoir rédiger avec cohérence et originalité. Il faut pouvoir synthétiser l'essentiel, créer du lien, susciter l'intérêt. Il faut pouvoir s'appuyer sur des sources fiables. Il faut pouvoir impliquer les acteur.rices, les participant.es, les élu.es. N’hésitez pas à vous entourer de toutes les compétences disponibles : qualités rédactionnelles, créatives, de synthèses...
La mise en récit est une histoire où l’on voit la place de chacun, c’est un récit ancré et inclusif. Par exemple, la ville de Loos-en-Gohelle soutient un processus narratif inclusif et démocratique : elle invite les habitant·es à venir raconter leurs histoires et à s’inscrire dans une trajectoire commune.
La mise en récit est une histoire où l’on voit la place de chacun, c’est un récit ancré et inclusif. Par exemple, la ville de Loos-en-Gohelle soutient un processus narratif inclusif et démocratique : elle invite les habitant·es à venir raconter leurs histoires et à s’inscrire dans une trajectoire commune.
🎤 “La transition implique d’oser et de prendre des risques. Le fait de faire partie d’une communauté de travail est alors essentiel face aux difficultés inhérentes à ce type de projet : faire ensemble c’est rassurant. La mise en récits a le pouvoir de faire émerger et rendre visible les aventures collectives. Fondamentalement, elle soutient aussi le déplacement des individus vers un engagement au profit de l’intérêt général” CERDD
En amont des séances de travail sur la mise en récit : mettre en place une stratégie de mise en récit
Les ressources possibles à mobiliser pour la mise en récit
Lors de la séance de travail avec les membres du groupe
- Votre concept en quelques lignes : ce qui vous met en mouvement et ce qui fait votre spécificité.
- Organisation et mise en place
- Répartir la matrice des ressources du projet : ne pas hésiter à s’appuyer sur des ressources extérieures tels que des photographes, écrivain.e.s, artistes, animateur.ice.s…
- Collecte des preuves du récit
Les ressources possibles à mobiliser pour la mise en récit
- Des entretiens avec des habitant.e.s, des élu.e.s, des commerçant.e.s clés du territoire
- Des verbatims, des photos et illustrations des entretiens
- Une frise chronologique illustrée
- Des ateliers prospectifs
- Des balades sur le territoire
- Des vidéos, des photos, des archives
- ...
Lors de la séance de travail avec les membres du groupe
- Il est conseillé de présenter la démarche de la Mise en Récit aux membres de votre groupe de travail. Le CERDD a réalisé un diaporama (inclut dans un kit d'animation disponible gratuitement) qu’il met à disposition sur son site.
- Il est conseillé de dessiner matériellement la trajectoire (passé, présent, futur) et d’en débattre. C’est le plus important car votre récit doit naître de la confrontation de vos ressentis et de vos expériences.
- D’identifier le “déjà là” en demandant aux participants de ramener des photos, des témoignages, des expositions, des vidéos...
- De réaliser un pitch des territoires à l’aide des étapes par Alice Khelifa.
Sources
- CERDD, 2021 “Repères sur la mise en récit(s) de vos projets de transitions”. Lien vers le document.
- Mengelle, Catherine. “Le Grand Manuel des Approches Narratives : Des récits de soi tissés d’espoir et de dignité”. Lien vers l’ouvrage.
- Pitseys, John et Ruwet, Coline. “La mise en récit comme source de motivation et de légitimation au cœur des nouvelles techniques de régulation”. Dans Droit et société 2014/1 (n°86), pages 135 à 156. Lien vers l’article.
