bYfurk, Coopérative de Transition Écologique à Strasbourg (SCIC Cooproduction) Co-fondateurs : Philippe Kuhn, Somhack Limphakdy, Stéphane Bossuet Localisation : Strasbourg, Alsace Raison d’être : “Chez bYfurk, nous imaginons, concevons et diffusons des modèles économiques pour celles et ceux qui veulent œuvrer pour les transitions écologiques, sociétales, et personnelles et ainsi construire un avenir durable, fraternel et joyeux !”
La proposition de valeur de bYfurk est la suivante : “aider chacun.e à exercer un métier qui fait sens, enrichit les liens humains et préserve le vivant”.
Une marque collective
bYfurk est une Coopérative de Transition Écologique (CTE) portée par la SCIC Cooproduction, un regroupement de quatre CAE (Coopératives d’Activités et d’Emploi) spécialisées dans l’ESS.
En choisissant ce portage juridique, bYfurk :
Mutualise ses ressources (comptabilité, assurances, locaux, expertise)
Bénéficie d’un solide ancrage dans l’écosystème local (réseau CAE, partenariats institutionnels et crédibilité)
Conserve une gouvernance dans laquelle les bénéficiaires et les acteurs locaux sont associés aux décisions (processus sociocratique).
Cependant, bYfurk se focalise sur l’entrepreneuriat à impacts, tandis que chaque CAE réalise du portage entrepreneurial classique, suivant le domaine d’activité (habitat, soin, art…).
💡💡 bYfurk s’insère dans un écosystème ESS mature et répond aux orientations stratégiques de l’Eurométropole ce qui minimise les risques et maximise l’effet levier territorial. De plus, en s’insérant dans un écosystème ESS déjà structuré, bYfurk garantit une meilleure pérennité aux projets : l’entrepreneur.euse n’évolue pas seul.e et bénéficie d’un réseau étoffé.
Accompagner les transitions
Le rôle de bYfurk est avant tout d’accompagner toute personne qui souhaite “bYfurquer” vers un projet professionnel à utilité écologique ou sociale : qu’il s’agisse de cuisine végétale, de mobilité douce, d’agriculture urbaine ou d’animations culturelles à impact, le dispositif bYfurk apporte un coup de pouce méthodologique, un suivi individualisé et un cadre financier innovant avec le financement participatif triple (FPT).
🎤 “Beaucoup de personnes sont prêtes à sortir de leur routine professionnelle si elles trouvent une activité porteuse de sens, mais le risque financier reste un frein majeur.” Philippe, co-fondateur de bYfurk
Qui sont les byfurkeur.euses ?
Chaque porteur.euse de projet accueilli.e par bYfurk est appelé.e un.e “bYfurkeur.euse”. Il ou elle s’engage dans une activité à impact, c’est-à-dire un projet à forte utilité écologique, social et sociétal. Souvent en pleine reconversion professionnelle, ces personnes cherchent à concilier sens et viabilité économique : leur contrepartie est de générer des impacts positifs sur le territoire. Pour être retenu.e, le projet doit remplir deux conditions principales :
Clarté de la finalité et viabilité du projet : identification des enjeux, bénéfice territorial, cohérence des ressources…
Motivation et engagement : preuve de réelle volonté de “bYfurquer”, adhésion aux valeurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
bYfurk propose aux bYfurkeur.euse.s un parcours clé en main articulé autour de 11 étapes :
Quelques exemples d'activités :
Accompagnements individuels et collectifs
Un accompagnement individuel sur mesure
La porte d’entrée est de travailler la “trame projet” un canevas de business model et une fiche de description à compléter. Philippe, un des 3 co-fondateur.ice.s de bYfurk retravaille avec le ou la porteur.euse de projet chaque section :
raison d’être
positionnement sur le territoire
impacts envisagés
scénario de revenus
partenaires envisagés
Dès que le projet prend forme, ils se retrouvent en visio ou en présentiel, pour affiner les hypothèses et valider les premiers contacts afin de trouver un.e mentor (entreprises locales, réseaux ESS…).
Une fois la trame du projet stabilisée, les accompagnements se poursuivent. Ils se font généralement dans des formats informels, ils peuvent prendre la forme :
de retours précis sur les documents de travail (carnet d’impact, la construction du budget et de la viabilité économique, ..)
d’échanges stratégiques (la construction du pitch pour la mobilisation de partenaires…)
ou encore de mises en lien ciblées avec des acteurs du territoire (collectivités, entreprise, mentor)
Ce dispositif d’accompagnement repose avant tout sur la souplesse, l’écoute et la qualité des liens humains, au cœur de la démarche de bYfurk.
⇒ Lorsqu’ils ou elles identifient des synergies, les référent.es proposent des temps collectifs ou croisés entre bYfurkeur.euses. Ces séances permettent de partager des problématiques communes, de tester des complémentarités et de faire émerger de nouvelles coopérations et mutualisations (par exemple, Camille et Jennifer se partagent la caravane de Jennifer pour leurs activités).
Les ateliers collectifs
Des ateliers collectifs sont organisés pour stimuler l’inter-connaissance et favoriser l’apprentissage mutuel. Ils peuvent être initiés aussi bien par l’équipe de bYfurk que par les bYfurkeur.euses ell.eux-mêmes. Le principe est simple : un groupe se réunit pour échanger autour d’une problématique ou d’un sujet, qu’il soit commun à plusieurs personnes ou propre à l’activité d’un.e seul.e. Ces ateliers peuvent avoir un thème défini, porter sur une question précise ou au contraire rester ouverts sans sujet prédéterminé. Parmi les thèmes déjà abordés, on retrouve par exemple :
Communication et lancement de campagne de financement participatif
Réseaux d’entreprises et recherche de partenaires
Tout autre sujet en fonction des besoins identifiés
Depuis peu, les formations des 4 CAE de la SCIC Cooproduction sont également ouvertes aux membres de bYfurk (communication, gestion, juridique, ...).
⇒ Ces ateliers sont flexibles, plutôt informels et se font en présentiel au Kaleidoscoop qui est le tiers-lieu transfrontalier où Cooproduction a ses locaux et où les entrepreneur.e.s sont accueilli.e.s et peuvent co-worker.
Les mentors
Grâce au réseau de ses fondateur.ices, bYfurk bénéficie d’un large panel de mentors et de bénévoles. Dans l’idéal, ces mentors sont des entrepreneurs ayant une expérience réussie dans les futurs domaines d’activité des bYfurkeur.euses. Selon les besoins, ces mentors interviendront ponctuellement, comme les référent.es, pour :
Des conseils techniques (budget, comptabilité, aspects fiscaux…)
Du coaching commercial (préparation de pitch, stratégie de prospection, identification d’appels à projets…)
De l’accompagnement et de la mise en réseau (mise en contact avec des organismes, fournisseurs ou
autres partenaires)
Veille à la pérennité du projet
Tout autre besoin formulé par le ou la bYfurkeur.euse.
Formation à l'impact
L’évaluation d’impact constitue l’un des piliers du parcours d’accompagnement de bYfurk, car elle permet à la fois de guider les bYfurkeur.euses dans la structuration de leur projet, et également de rendre des comptes précis aux financeurs. Pour piloter cette dimension, bYfurk s’appuie depuis son lancement sur le cabinet Greenscale, dirigé par Océane Puech. L’approche d’évaluation d’impact proposé par Greenscale s’inscrit pleinement dans une démarche d’amélioration continue.
A noter que cette partie est financée par bYfurk ainsi que par le ou la bYfurkeur.se (à hauteur de 1000€) si il ou elle réussit son financement participatif triple (ce montant en est déduit).
Le contenu de la formation :
La formation est organisée en visio et en collectif par Océane, elle est organisée en 4 modules complémentaires :
1. Générer une transformation (activités génératrices d'impact, raison d'être et ODD)
2. Diagnostic de ses impacts (référentiel d'évaluation bYfurk, cycle de vie et identification d'impacts)
3. Se mettre en action (objectifs, actions, indicateurs)
4. Activer son écosystème (parties prenantes)
Entre chaque module, Somhack, une des co-fondatrice de bYfurk, intervient pour aider les bYfurkeur.euses à retravailler les notions fraîchement apprises. Ces “inter-sessions” sont des moments cruciaux pour pouvoir mettre en pratique la théorie, parfois difficilement saisissable en une séance afin de décliner les mesures d’impact de manière personnalisé selon les projets.
En accompagnement individualisé, deux phases de bilan d’impacts sont prévues :
6e mois : bilan intermédiaire pour valider la bonne appropriation des outils (chiffrages, saisie des indicateurs) et proposer des ajustements méthodologiques.
12e mois : bilan final de l’année, qui valide les données d’impact et fournit à bYfurk et aux financeurs un état réel des externalités produites (positives ou indésirables).
⇒ Au-delà de ces deux bilans d'impacts supervisés par Océane, le bYfurkeur.euse est en mesure de réaliser les bilans ultérieurs en autonomie.
Le carnet d'impact :
Le livrable attendu est un carnet d’impact complet que chaque bYfurkeur.euse utilisera pour piloter son projet et justifier l’usage des fonds. Ce document est à la fois outil de pilotage pour les porteur.euses et support de communication pour les financeurs.
Go / No go
Après avoir stabilisé leur projet et finalisé leur carnet d’impact prévisionnel, les porteur.euses de projet présentent leur initiative devant un jury rassemblant l’ensemble des parties prenantes de leur projet : leur mentor, leur référent.e bYfurk, des représentant.es de l’Eurométropole de Strasbourg ainsi que des entreprises soutenant leur campagne (financeurs du projet, cf plus bas). Lors de cette rencontre, le ou la porteur.euse pitch son projet pour obtenir la validation du jury, un go ou un no go. En cas de validation (go), la campagne de financement participatif citoyenne peut être lancée. Ce tiers citoyen constitue la dernière étape du financement, il conditionne et déclenche l’engagement des deux autres tiers, privé et public, assurant ainsi l’effet de levier caractéristique du dispositif.
Accompagnement au lancement de la campagne de financement participatif triple
Enfin, quand l’écriture du projet est aboutie, Philippe assure l’accompagnement pour le lancement de la campagne de financement participatif triple. Il intervient pour :
L’appui au cadrage stratégique (message, cibles, montant, paliers)
L’appui au calendrier (éléments de rétroplanning)
La coordination avec les équipes (Chargée de communication, plateforme de collecte de dons et Fonds de soutien aux RTE)
Le modèle du financement participatif triple comme l’appropriation locale du RTE
Pour l’instant, le Revenu de Transition Écologique chez bYfurk se veut être une aide d’investissement ponctuelle organisée autour du financement participatif triple. Il est organisé de la sorte :
Au total, ce sont trois bYfurkeur.euses qui sont allé.es jusqu’au bout de leur campagne de financement participatif triple. Ensemble, ces campagnes ont permis de réunir près de 15 000 € auprès des citoyens, soit 44 700 € triplés grâce au modèle de financement participatif de bYfurk.
Le lien avec les CAE et Cooproduction
Les bYfurkeur.euses peuvent, s’ils le souhaitent, intégrer les coopératives d’activité et d’emploi de Cooproduction pour sortir de l’isolement lié à l'entrepreneuriat individuel et bénéficier d’un cadre collectif, mais cela reste entièrement facultatif.
Pour les encourager, une réunion de présentation a été mise en place pour tous.tes les bYfurkeur.euses. Ce temps d’accueil permet de poser le cadre, de présenter les différents avantages des CAE, et d’ouvrir des perspectives de coopération. Les porteurs.euses de projet de bYfurk peuvent désormais participer librement à des ateliers organisés par les CAE, tout comme les entrepreneur.es des CAE peuvent, en retour, intégrer certaines activités proposées par bYfurk, comme la formation à l’impact.
Cette ouverture croisée vise à favoriser les passerelles entre les deux dispositifs, à montrer les complémentarités possibles, et à encourager des logiques de coopération plutôt que de cloisonnement.
Contrairement aux structures économiques classiques, bYfurk ne repose sur aucun échange marchand : il n’a pas de clients, ne vend ni services ni produits, et ne génère donc aucun chiffre d’affaires. Son financement repose entièrement sur des subventions publiques ponctuelles.
Son activité se concentre sur l’accompagnement et la formation, la mise en réseau et l’activation de dynamiques territoriales en faveur de la transition écologique et sociale. Son modèle s’apparente ainsi davantage à une expérimentation qu’à une entreprise sociale au sens économique du terme
Les sources de financement
Le financement principal de bYfurl repose sur une subvention de l’Eurométropole de Strasbourg (50 000 € annuel), utilisée pour alimenter la part publique du financement participatif des porteur.euses de projet (jusqu’à 5 000 € par porteur), mais aussi soutenir le dispositif dans sa globalité (salaires, frais de gestions, déplacements…)
Sur les années 2023 et 2024, bYfurk bénéficiait d’un FSE de 20 000€ au titre de l’innovation sociale.
Il est également important de mettre en avant la mobilisation de ressources bénévoles : Philippe et Somhack assurent une partie de l’ingénierie du dispositif et de l’accompagnement sur un temps non rémunéré (entre 15 et 30h/semaine pour Philippe ce qui fait en euros : 1425 € brut / mois soit 17100€ par an et en moyenne 3 à 4 jours par mois pour Somhack).
L’organisation du travail chez bYfurk repose sur une logique souple et évolutive, adaptée au fonctionnement collectif, à la diversité des porteurs de projet, et à la nature expérimentale de la CTE.
Composée de trois cofondateurs principaux (Philippe, Stéphane, Somhack), de deux salariées - Lisa, en charge de la communication et Estelle Müller- ainsi que d’une prestataire extérieure (Océane), l’équipe assure l’ensemble des fonctions stratégiques et opérationnelles du dispositif.
Les accompagnateur.ices
Philippe Kuhn, cofondateur de bYfurk, assure l’essentiel du suivi individuel. Il dispose d’un solide bagage entrepreneurial : il a d’abord cofondé deux sociétés de marchand de biens en gouvernance collective, puis lancé vosidees.com, une plateforme de brainstorming et de financement participatif destinée aux porteurs de projet Philippe. Business angel engagé depuis plus de dix ans, il a tissé un réseau étendu auprès de communautés comme Colibris, Oasis et La Bascule, qu’il mobilise pour soutenir des entreprises à impact bYfurk.
Somhack Limphakdy intervient sur la mise en réseau, l’évaluation d’impact, les projets tournant autour de la recherche et des droits de la nature. Pénaliste, enseignante chercheuse en droit prospectif et philosophie du droit, spécialiste des communs et plus particulièrement de la renouvelabilité de la ressource en eau et impliquée dans de nombreuses dynamiques de transformation des structures par l’entreprenariat
Stéphane Bossuet, quant à lui, aide à clarifier les aspects juridiques et statutaires , plan de financement : choix du statut (micro-entreprise, association, SCIC, etc.), montage du dossier de demande de subvention, formalités administratives liées au portage en CAE. Il est fondateur des CAE Artenréel, Antigone, Coopénates, CooBâtir et de la SCIC chapeau Cooproduction, président directeur général du réseau national Coopérer pour Entreprendre. Il s’investi dans de nombreux projets de coopération du territoire Grand Est puisqu’il est administrateur de URSCOP Grand Est et président du comité local du crédit coopératif.
Lisa Wurth : Chargée de communication au sein de bYfurk et de Cooproduction, elle intervient sur plusieurs volets essentiels du dispositif. Elle assure la communication visuelle (création de supports, identité graphique), la communication interne auprès des bYfurkeur.euses (via WhatsApp, infolettres, outils partagés), et contribue à la visibilité externe du projet (site internet, réseaux sociaux, événements). Elle joue également un rôle de liaison entre les porteurs de projet et l’équipe, en facilitant la circulation de l’information, la valorisation des projets, et l’animation de la communauté.
Océane Puech (GreenScale) : Océane est prestataire pour l’évaluation d’impact des porteur.euses de projet. Son rôle est donc d’accompagner les bYfurkeur.ses à mesurer et structurer l’impact écologique et social de leurs projets, dans une logique d’amélioration continue.
Répartition des rôles :
Philippe : accompagnement des porteurs de projet, communication, coordination globale
Somhack : aspects mise en réseau, accompagnement individuel ou collectif sur l’impact, projet de recherche
Lisa : communication et animation
Océane : formation impact, suivi individuel des bYfurkeur.ses et appui au suivi des porteurs en phase Go/No Go
Point fort clé : Philippe, Stéphane et Somhack ont une connaissance fine et incarnée du territoire. Ils sont ancrés dans les réseaux de l’ESS, de la transition et de l’accompagnement local, ce qui leur permet de mettre en lien très rapidement les porteurs de projet avec les bons interlocuteurs (collectivités, lieux-ressources, financeurs, médias…).
Projet pour 2026 : embauche d’une personne en mi-temps pour l’accompagnement des bYfurkeur.euses
Organe de décision principal
bYfurk ne repose pas sur une gouvernance institutionnalisée ou codifiée. En tant qu’expérimentation à taille humaine, les décisions sont prises de manière souple, informelle et réactive par les trois co-porteurs historiques du projet : Philippe, Somhack et Stéphane. Il n’existe pas de conseil d’administration formel, ni de statuts. La coordination s’opère au fil des échanges, le plus souvent via WhatsApp ou lors de rencontres ponctuelles.
En effet, bYfurk fait partie de la SCIC Cooproduction, à ce titre, aucune représentation formelle n’est attendue au sein de la gouvernance. En tant que co-fondateur, Stéphane représente bYfurk dans l’administration de Cooproduction.
Les bYfurkeur.euse.s qui perçoivent une part publique via le financement participatif triple entrent formellement dans le sociétariat de Cooproduction, pour des raisons administratives liées au portage fiscal et juridique du dispositif. Ils siègent au collège “Entreprises de l’ESS” s’ils n’intègrent pas une des CAE, et siègent au collège “Entrepreneur.euses des CAE” s’ils en intègrent une. En revanche, les autres bYfurkeur.euses n’ayant pas encore atteint cette étape ne sont pas tenus d’entrer au sociétariat, bien qu’ils et elles puissent le faire.
Consultation et gouvernance partagée
Les porteur.euses de projet peuvent contribuer en donnant leur avis (questionnaires, retours, participation à certains événements), mais leur rôle dans la gouvernance reste consultatif et informel. bYfurk n’a pas vocation, à ce stade, à mettre en place une gouvernance horizontale. Son fonctionnement actuel s’adapte à sa taille, à ses ressources, et à sa dynamique expérimentale.
Cartographie des partenaires Strasbourgeois
bYfurk s’inscrit dans un écosystème dynamique riche d’acteurs de la transition, et réussit à mobiliser des partenariats multiples, à géométrie variable selon les projets.
Les CAE de Cooproduction : Bien que tous.tes les bYfurkeur.euses ne soient pas intégré.es en CAE, bYfurk s’inspire des méthodes d’accompagnement de Cooproduction, et explore des passerelles possibles pour sécuriser l’activité des bYfurkeur.euses.
Eurométropole de Strasbourg (EMS) : Partenaire structurant, financeur principal (subvention de 50 000 €/an) et soutien politique du dispositif RTE. Ce soutien s’inscrit explicitement dans la stratégie métropolitaine de transition écologique et d’innovation sociale et sociétale.
Université de Strasbourg et écoles environnantes : Interventions de bYfurk dans les universités et écoles, appui sur des projets spécifiques (Denitsa y anime des ateliers de cuisine végétale ; Steve y développe une démarche d’évaluation d’impact autour du vélo adapté).
Association Zoein : porte l’expérimentation du Revenu de Transition Écologique en animant une communauté apprenante qui permet les retours d’expériences et l’entraide entre territoires d’expérimentation.
Start-Up de territoires : mobilise citoyens et acteurs locaux pour faire émerger collectivement des projets à impact social, souvent via des formats d’intelligence collective.
bYfurk coopère également avec la coalition d’acteurs de l’accompagnement regroupée au sein de territoire 100% Apprenant, l’autre dispositif de Cooproduction. C’est un projet visant à améliorer la coopération entre acteurs.trices de l’ESS au sein de l’Eurométropole de Strasbourg.
Ce projet est co-porté par : les co-pilotes de Kaleidoscoop, (Cooproduction, la CRESS, la Maison de l’emploi), ainsi que France Active Alsace, la Régie des Ecrivains, Emmaüs Mundo’ et Activ’Action.
💡Philippe, Stéphane et Somhack ont une connaissance fine et incarnée du territoire. Ils sont ancrés dans les réseaux de l’ESS, de la transition,t de l’accompagnement et de la recherche, ce qui leur permet de mettre en lien rapidement les porteur.euses de projet avec les bon.nes interlocuteur.ices (collectivités, lieux-ressources, financeurs, médias…).
💡 bYfurk réside au Kaléidoscoop, un coliving créé en 2019 par la Maison de l’Emploi de Strasbourg, la CRESS Grand-Est et Cooproduction. L’équipe profite donc d’un espace dans lequel les synergies se créent volontairement.
Coopérations entre les bYfurkeurs
Modalités de coopération :
Des espaces formels : des réunions de co-développement, des salles à louer au Kaléidoscoop,
Des espaces informels mais nourrissants pour faire circuler les idées, les questionnements, les projets : Groupes WhatsApp, apéros thématiques, co-développement, partage d’expériences
La mutualisation de ressources : d’un stand de vente dans un marché créateur, d’une caravane, d’un carnet d’adresse…
Du mentorat par les pairs : des porteur.euses de projet plus avancés, comme Steve (bYfurkeur promo 1), se positionnent comme mentors d’expérience.
Des soirées ESS sont organisées pour leur permettre de pitcher leurs projets, rencontrer des partenaires ou financeurs, et s’exercer à la prise de parole
Plusieurs porteurs témoignent d’un sentiment d’appartenance fort à la communauté, même après la fin de leur parcours d’accompagnement.
Limites observées
Malgré ces exemples, bYfurk constate encore un manque de synergie globale. Les effets de groupe restent ponctuels. L’équipe explore des leviers d’activation plus structurés (temps collectifs à thème, ateliers pair-à-pair).
Des pistes envisagées seraient de créer plus d’événements thématiques sur le territoire pour créer des dynamiques de soutiens plus poussées envers les bYfurkeur.euses (type Audyssées thématiques), mais également créer de visibilité pour bYfurk (ex: table ronde sur les enjeux derrière le sport féminin - et le hand ball féminin).
Des temps de co-développement et de soin (type cercle soin de Tilt) plus réguliers pourraient également être animés pour permettre aux bYfurkeur.euses de se soutenir et s’entraider.
Enfin, les inter-sections sont des moments indispensables pour permettre aux pdp de s'imprégner des enjeux de l’évaluation d’impact. Lors des entretiens, toustes ont témoigné le sentiment d’être parfois perdu et découragés face aux notions présentées et au travail à réaliser concernant l’évaluation d’impact.